La conquête administrative de la Gaule (2/3)

Siege-alesia-vercingetorix-jules-cesarCet article est la suite de celui-ci.

Jules César, après avoir lu le senatus consulta, trépigne d’impatience à l’idée de l’appliquer. L’infaillible machine bureaucratique se met alors en place : création de 5 sous-commissions spécialisées dans des domaines spécifiques, nomination de huit experts sur la question gauloise, production d’un rapport de six cents pages consacré aux aspects juridiques de la conquête de la Gaule. Le résultat, un an plus tard, est la rédaction d’un document d’une grande pureté juridique :

Moi, Jules César, je souhaite annexer la Gaule. Moi, Jules César, j’applique la volonté du peuple romain. Moi, Jules César, j’ai rédigé le présent document. Moi, Jules César, m’adresse aux chefs gaulois afin d’annexer leur territoire, dans un délai de huit semaines à compter du 7 mars 58 avant Jésus-Christ (qu’il vienne celui-là, on va lui préparer un comité d’accueil). Moi, Jules César, offre aux Gaulois soit l’annexion, soit la guerre. Vous trouverez en pièces jointes l’ensemble des références juridiques donnant à ce document force de loi. Bien Cordialement, Jules César.

Le plus dur restait à faire, car les Gaulois n’avaient globalement pas grand chose à foutre du droit. Ils passaient leur temps à copuler, à boire, à courir dénudé dans des forêts en bouffant de la viande crue. Très franchement si les Gaulois sont nos ancêtres j’ai un peu honte, mais vu certains membres de ma famille ça ne m’étonnerait pas trop.

Contrairement à une idée reçue, Vercingétorix accepta l’annexion pacifique de ses territoires. Recevant l’injonction romaine, il aurait dit :  » Ma foi c’est un fort beau document, qui respecte toutes les formes du droit. Je ne puis m’opposer à l’annexion qui semble tenir compte des prescriptions du droit international « . Si certains de ses hommes le traitèrent de grosse tata, les autres respectèrent globalement sa décision.

Par contre, les autres tribus gauloises refusèrent l’annexion. Le chef des Allobroges, Catgnatos, déclara même  » on n’en a pas grand chose à carrer de ce machin César, qu’il vienne on va lui maraver les parties du bas « .

C’est ainsi que débuta la guerre des Gaules. La suite au prochain numéro. Le suspens est à son comble, je ne sais pas vous mais moi je ne tiens plus.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s