L’autre Allemagne-Brésil : le match de la honte

Parce que des ouvriers semblent péniblement nous lire, nous allons parler de football.

Le monde entier était sous le choc après la victoire 7 à 1 de l’Allemagne contre le Brésil lors de la coupe du monde 2014. Pourtant, ces deux équipes avaient déjà mené en 1924 un match tout aussi dramatique. Revenons sur ce que les reporters de l’époque ont appelé  » le match de la honte ».

Après 20 minutes de jeu plaisantes, faites de passements de jambes, de contrôles orientés et de passes meurtrières, l’attaquant allemand Hans Schultz marque un somptueux but ; une frappe très pure aux 20 mètres. Le gardien brésilien est battu, et le ballon gît au fond des filets. Mais contre toute attente, l’arbitre mexicain, un certain Pépito Hernandez, refuse catégoriquement d’accorder le but. Lorsque les joueurs allemands s’approchent de lui pour leur faire part de leur mécontentement, ils sont frappés par une odeur fétide émanant de la bouche de l’homme en noir : il a non seulement dégusté un cassoulet avant le match, mais il l’a arrosé de vin blanc et de quelques verres de poire en digestif. Manifestement ivre, l’arbitre commence à danser de façon maladroite, avant de s’effondrer dans la surface de réparation en hurlant  » laissez moi me battre avec un crocodile, je suis un homme « .

Les organisateurs, dépassés par les évènements et soucieux de conserver la recette du match, décident de poursuivre la rencontre, tout en cherchant un crocodile pour l’arbitre. Ce dernier, affalé par terre en train de maudire à tu-tête la terre entière, ne pouvait plus faire son travail : les joueurs étaient livrés à eux-mêmes, et plus aucune règle ne pouvait dès lors canaliser la nature humaine violente et agressive. Les joueurs des deux équipes se frappèrent violemment, d’abord avec les pieds, puis avec les mains (la transgression était totale). Plus grave, Luizao da Silva, le petit attaquant lusitanien, frappa Schmitt à la tête, avant de le pendre à la transversale de son équipe sans raison valable. C’est alors que des supporters des deux camps sortirent des arcs et allumèrent les flèches, avant de tirer tout azimut.

Mais la ligne rouge fut franchie lorsqu’un supporter allemand cria :  » Vous les Brésiliens vous produisez beaucoup de grains de café « , ce qui était manifestement raciste. La police entra alors dans le stade, mettant fin à ce simulacre de match, en utilisant des gaz lacrymogènes, des tasers et des étoiles de ninja.

Seul l’arbitre resta, car on lui avait trouvé un crocodile. Le combat fut long, car l’animal était déconcerté par les gestes hésitants de l’arbitre. Mais finalement l’animal l’emporta d’un coup de mâchoire, ce qui mit fin à la carrière désastreuse de senior Pépito Hernandez.

L’Allemagne fut déclarée vainqueur (1 à 0), mais cela n’est pas le plus important. On retient de ce match oublié que la nature humaine est profondément mauvaise, et que tout peuple civilisé doit se doter de règles strictes appuyées par des forces de l’ordre intraitables. En résumé, mieux vaut un peu d’autoritarisme qu’un gros bordel :  » la liberté ne fait pas le bonheur. Je n’ai jamais été aussi heureux que sous la contrainte  » (André Gide).

Autre leçon : on interdit les arcs dans les stades de football.

L’histoire crue, le 10 août 2014

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