Vivons-nous une nouvelle crise de 1929 ou bien l’inverse ?

statistics-215526_640L’impuissance de nos gouvernements face à la crise actuelle incite certains chercheurs à se tourner non vers le futur qui est très compromis, mais vers le passé, en analysant la crise actuelle à l’aune de la crise de 1929.

J’ai eu la chance d’assister en Sorbonne à un colloque passionnant sur ce sujet, durant lequel des historiens objectifs et sans idéologie ont rappelé que le capitalisme est par nature parcourus par de grandes crises, et que cela fait sa force. Forcé à chaque fois de se réinventer, le capitalisme n’en devient que plus fort, se purgeant des éléments faibles devenus inutiles. Un colloque très instructif donc, même si je déplore l’intervention d’un idéologue gauchiste de longue durée, qui dans une tirade pathétique a osé affirmer que c’était toujours les mêmes qui paient cette réinvention du capitalisme (« ça fait quand même un peu chier », je le cite).

Pour revenir à la comparaison entre la crise de 1929 et la crise actuelle, j’ai réalisé un petit schéma explicatif, qui permet très facilement de voir que ces deux crises n’ont rien en commun. Franchement, ça saute aux yeux, c’est même l’inverse.

1929

A noter que j’autorise gracieusement l’utilisation de ce schéma en classes de lycée.

L’histoire crue, le 4 août 2014

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4 réflexions sur “Vivons-nous une nouvelle crise de 1929 ou bien l’inverse ?

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  3. Monsieur, merci pour ce billet rafraîchissant. Au milieu du marasme de la pensée unique française, vous osez dire tout haut ce que beaucoup d’entre nous pensent tout bas.
    Toutefois, je reste dubitatif sur la liaison fléchée que vous faites entre les « ajustements contra-cycliques » et les « effondrements des inputs ». Si l’on se réfère à la pensée de Amos Tutuola, plusieurs fois récompensés pour ses travaux puissants et novateurs en matière de métabolisme sociétale – je pense notamment à l’incipit de son best-seller « Un ivrogne dans la brousse », il paraît évident que les « ajustements contra-cycliques » se conçoivent indépendamment et en aucune manière à la source de « l’effondrement des inputs ». J’irai même jusqu’à dire dans ce cas, le lien de causalité est une ineptie.
    Je vous supplie cependant de continuer le travail de vulgarisation que vous faîtes si bien. Il nous paraît d’avancer là beaucoup ont cessé d’y croire.

    Bien à vous,

    Professeur Septimus

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