Saint Louis était très sale

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Immixio manuum

Louis IX… Ce seul nom fait tourner les têtes des petits Français. Roi juste, aimant, seul monarque français canonisé, ne faisant la guerre que pour sauver la paix, ne faisant la paix que par haine de la guerre (et vice-versa). Que n’a-t-on raconté à son sujet : modèle pour les uns, véritable père pour les autres, il mérite tous les éloges. Mais on oublie souvent un détail qui me chagrine beaucoup, et ce détail concerne l’hygiène. Louis IX était sale. Mais alors vraiment dégueulasse.

Déjà, il ne portait jamais de sous-vêtements. Bon, rien d’accablant, cela arrive à tout le monde. Le réveil sonne, on est pressé pour aller bosser, et on oublie ce cache-misère de tissu.

Ensuite, il ne se brossait jamais les dents, et chose très énervante, il appuyait sur le bout du tube de dentifrice royal pour avoir la pâte. Et du coup toute la pâte restait au fond du tube royal, et ça c’est vraiment agaçant.

Continuons avec quelque chose d’encore plus étrange : Louis IX avait pour habitude d’accrocher avec une épingle royale des petits morceaux de jambon sur ses habits d’hermine. C’est certes très élégant, mais passés quelques jours, la viande se décomposait et une odeur très rance émanait du royal bonhomme.

J’ai une liste longue comme le bras des manquements les plus élémentaires à l’hygiène : utilisation de yaourts royaux comme crème anti-âge, consommation régulière de steaks hachés royaux marque repère, port d’un chapeau en purin séché royal… Quant à son sceptre de justice royal, désolé de le dire ainsi, mais il daubait, parce que monsieur n’a jamais voulu le laver.

Alors excusez mon ton canaille et l’utilisation d’expressions populaires que j’abhorre, mais roi ou pas roi ce type me dégoûte.

L’histoire crue, 28 août 2014

Morts pour des pims : l’affaire du soldat indigne

Mine-explosion-1916Continuons notre série sur la Première guerre mondiale, qui fête cette année son bicentenaire. Aujourd’hui, je vais en évoquer un épisode désormais tabou : l’affaire du soldat indigne, qui reste souvent dans l’ombre du soldat inconnu.

Pierre Meunel, agriculteur de 22 ans en 1914, est envoyé au front dès le début de la guerre. Pierre est ce que l’on appelle un sacré luron, un fada de la galéjade, un mordu des farces drolatiques. Il est de ceux qui remplacent l’eau de la cruche par du lait grenadine, qui subrogent le dentifrice au fluor par du dentifrice sans fluor dans le tube. Bref, un sacré déconneur, mais qui jamais ne franchit la ligne rouge.

Pourtant, ce 6 février 1916, il fait la blague de trop. Très populaire dans les tranchées car il apporte un peu de bonne humeur (il a par exemple annoté  » zizi  » sur son casque), il se sent pousser des ailes et décide de remplacer tous les obus de l’artillerie par des pims. Ces derniers sont des petits gâteaux fourrés à la confiture ; alors certes c’est délicieux, mais dans la perspective de mener une guerre totale contre nos ennemis héréditaires, et bien c’est totalement inoffensif.

Lorsque l’artillerie décide de pilonner les positions allemandes pour préparer une offensive, c’est la stupéfaction : alors que tout le monde avait la saine habitude de voir des obus tuer des êtres humains, ce sont des pims qui jaillirent dans le ciel. Résultat : l’offensive fut un désastre. Pierre Meunel fut condamné par un tribunal militaire à la mort totale. Malgré cette sentence douloureuse, il devint après la guerre comique ambulant, allant de village en village avec un nez rouge qui fait pouet-pouet et crache de l’eau.

Alors certes notre pays comptait pendant la guerre de nombreux héros capables de sacrifier leur vie dans le but de faire la guerre pour de bonnes raisons ; mais la France ne doit pas oublier qu’elle comptait aussi un beau paquet d’abrutis.

L’histoire crue, le 24 août 2014

Merci aux lecteurs de l’histoire crue ! Les autres allez au diable

thumb-328420_640Suite à mon appel à l’aide, une formidable chaîne de solidarité s’est mise en place. Un grand merci à tous, et en particulier à Nigel Seladu, homme d’affaire nigérien et membre légitime de la famille royale de son pays, qui m’a généreusement cédé un tiers de son héritage familiale et des parts de son entreprise de confection textile à Niamey. Il m’a directement contacté par mail et m’a offert 15 000 euros simplement en échange de mes coordonnées bancaires pour effectuer le virement par Internet. Voila qui redonne foi en l’humanité !

Et pour ceux qui ne m’ont pas aidé, et bien allez en enfer, vous connaissez le chemin.

L’histoire crue, le 21 aout 2014

Napoléon avait un petit chien, Kiki Bonaparte

La seule image de Napoléon et de son petit chien.

La seule image de Napoléon et de son petit chien.

Il est aujourd’hui à la mode de dénigrer Napoléon Bonaparte. Souvent dépeint comme un tyran sanguinaire ayant plongé l’Europe dans une guerre sanglante pour assouvir sa soif de pouvoir, notre bon vieux Bonaparte était en réalité un homme au grand cœur, très attaché à son mignon petit chien, Kiki Bonaparte. Cette lettre à sa mère trouvée aux archives nationales le prouve :

Ma petite maman,

Aujourd’hui je pars en campagne contre la Prusse, car je suis un tyran sanguinaire qui souhaite plonger l’Europe dans une guerre sanglante, afin d’assouvir ma soif de pouvoir.

La campagne risque de durer plusieurs mois, et je suis confronté à un problème épineux : je ne peux emmener avec moi mon petit chien Kiki Bonaparte, encore trop frêle pour ce dangereux périple. Ma chère petite maman d’amour, pourrais-tu garder bien au chaud ce tendre animal ? Je suis certain que tu t’en occuperas bien. Il aime les mamours et les gros calinous, sois bien affectueuse avec lui. J’ai commandé des croquettes au poisson spéciales croissance, il en raffole.

Tu pourras aussi faire appel gracieusement à mon domestique Coco, que je t’offre. Je viens en effet de rétablir l’esclavage afin de soulager ce fardeau canin qui est désormais tiens.

Je t’embrasse fort, ton bichounours au grand cœur, Napo.

Voila qui devrait bien faire fermer leurs gueules aux intellos de Prisunic peine-à-jouir qui passent leur temps à salir l’histoire de notre beau pays avec leurs conneries.

L’histoire crue, 18 août 2014

Aidez-moi et soutenez l’histoire crue

red-40805_640Chers lecteurs,

Ma situation personnelle actuelle est loin d’être simple, et je dois faire face à plusieurs épreuves personnelles qui, je l’avoue, commencent à me peser. Tous les prétextes sont bons pour tenter de museler les libres penseurs comme moi, et l’offensive du politiquement correct contre ce blog emprunte des chemins ignobles qui rappellent les épisodes les plus sombres de notre histoire (je pense à la révolution française).

Je me tourne tout naturellement vers vous, mes chers amis. En résumé, je recherche :

  • un avocat spécialiste des affaires de mœurs, capable notamment de suspendre une condamnation de prison ferme très stigmatisante. Si sur le fond l’affaire semble pliée, je crois avoir identifié un vice de procédure exploitable.
  • un psychiatre pour le renouvellement assez délicat d’une ordonnance relative à des psychotropes (à usage thérapeutique).
  • des annabacs du brevet d’histoire afin d’alimenter ce blog, ainsi que l’adresse internet du site wikipedia en français.
  • un spécialiste de l’optimisation fiscale, suite à un redressement fiscal injuste (comme de nombreux Français je suis d’origine étrangère, j’ai des aïeux monégasques, mais je considère cela comme une chance pour la France et cela ne devrait pas me pénaliser).
  • une tente Quéchua 3 secondes en bon état, de préférence vert pomme.
  • et enfin, le numéro de téléphone du président Hollande, que je pense sensibiliser à mes problèmes par texto.

Je ne vous ai jamais rien demandé jusque là, alors faites un effort et partagez ce message. Si vous ne publiez pas ce post de blog sur votre facebook, vous mourrez dans d’atroces souffrances, étouffés par le poids de votre médiocrité ; alors partage et ne brise pas la chaîne. S. T .P. envoie ce message à au moins 7 personnes et je saurai que tu es vraiment un ami 🙂

L’histoire crue, le 14 août 2014

L’autre Allemagne-Brésil : le match de la honte

Parce que des ouvriers semblent péniblement nous lire, nous allons parler de football.

Le monde entier était sous le choc après la victoire 7 à 1 de l’Allemagne contre le Brésil lors de la coupe du monde 2014. Pourtant, ces deux équipes avaient déjà mené en 1924 un match tout aussi dramatique. Revenons sur ce que les reporters de l’époque ont appelé  » le match de la honte ».

Après 20 minutes de jeu plaisantes, faites de passements de jambes, de contrôles orientés et de passes meurtrières, l’attaquant allemand Hans Schultz marque un somptueux but ; une frappe très pure aux 20 mètres. Le gardien brésilien est battu, et le ballon gît au fond des filets. Mais contre toute attente, l’arbitre mexicain, un certain Pépito Hernandez, refuse catégoriquement d’accorder le but. Lorsque les joueurs allemands s’approchent de lui pour leur faire part de leur mécontentement, ils sont frappés par une odeur fétide émanant de la bouche de l’homme en noir : il a non seulement dégusté un cassoulet avant le match, mais il l’a arrosé de vin blanc et de quelques verres de poire en digestif. Manifestement ivre, l’arbitre commence à danser de façon maladroite, avant de s’effondrer dans la surface de réparation en hurlant  » laissez moi me battre avec un crocodile, je suis un homme « .

Les organisateurs, dépassés par les évènements et soucieux de conserver la recette du match, décident de poursuivre la rencontre, tout en cherchant un crocodile pour l’arbitre. Ce dernier, affalé par terre en train de maudire à tu-tête la terre entière, ne pouvait plus faire son travail : les joueurs étaient livrés à eux-mêmes, et plus aucune règle ne pouvait dès lors canaliser la nature humaine violente et agressive. Les joueurs des deux équipes se frappèrent violemment, d’abord avec les pieds, puis avec les mains (la transgression était totale). Plus grave, Luizao da Silva, le petit attaquant lusitanien, frappa Schmitt à la tête, avant de le pendre à la transversale de son équipe sans raison valable. C’est alors que des supporters des deux camps sortirent des arcs et allumèrent les flèches, avant de tirer tout azimut.

Mais la ligne rouge fut franchie lorsqu’un supporter allemand cria :  » Vous les Brésiliens vous produisez beaucoup de grains de café « , ce qui était manifestement raciste. La police entra alors dans le stade, mettant fin à ce simulacre de match, en utilisant des gaz lacrymogènes, des tasers et des étoiles de ninja.

Seul l’arbitre resta, car on lui avait trouvé un crocodile. Le combat fut long, car l’animal était déconcerté par les gestes hésitants de l’arbitre. Mais finalement l’animal l’emporta d’un coup de mâchoire, ce qui mit fin à la carrière désastreuse de senior Pépito Hernandez.

L’Allemagne fut déclarée vainqueur (1 à 0), mais cela n’est pas le plus important. On retient de ce match oublié que la nature humaine est profondément mauvaise, et que tout peuple civilisé doit se doter de règles strictes appuyées par des forces de l’ordre intraitables. En résumé, mieux vaut un peu d’autoritarisme qu’un gros bordel :  » la liberté ne fait pas le bonheur. Je n’ai jamais été aussi heureux que sous la contrainte  » (André Gide).

Autre leçon : on interdit les arcs dans les stades de football.

L’histoire crue, le 10 août 2014

La crise de 1929, version simplifiée

Parce que pour nous l’égalité républicaine n’est pas un vain mot, voici la version spéciale ZEP du schéma de la crise de 1929 publié hier. Quelque peu simplifié, il permettra aux jeunes intellectuellement et financièrement défavorisés de comprendre les enjeux économiques contemporains, et ainsi de devenir des citoyens éclairés.

 

1929bis

L’histoire crue, le 5 août 2014

Vivons-nous une nouvelle crise de 1929 ou bien l’inverse ?

statistics-215526_640L’impuissance de nos gouvernements face à la crise actuelle incite certains chercheurs à se tourner non vers le futur qui est très compromis, mais vers le passé, en analysant la crise actuelle à l’aune de la crise de 1929.

J’ai eu la chance d’assister en Sorbonne à un colloque passionnant sur ce sujet, durant lequel des historiens objectifs et sans idéologie ont rappelé que le capitalisme est par nature parcourus par de grandes crises, et que cela fait sa force. Forcé à chaque fois de se réinventer, le capitalisme n’en devient que plus fort, se purgeant des éléments faibles devenus inutiles. Un colloque très instructif donc, même si je déplore l’intervention d’un idéologue gauchiste de longue durée, qui dans une tirade pathétique a osé affirmer que c’était toujours les mêmes qui paient cette réinvention du capitalisme (« ça fait quand même un peu chier », je le cite).

Pour revenir à la comparaison entre la crise de 1929 et la crise actuelle, j’ai réalisé un petit schéma explicatif, qui permet très facilement de voir que ces deux crises n’ont rien en commun. Franchement, ça saute aux yeux, c’est même l’inverse.

1929

A noter que j’autorise gracieusement l’utilisation de ce schéma en classes de lycée.

L’histoire crue, le 4 août 2014

Jeanne d’Arc en 3D

Jeanne d'Arc en 3D

Jeanne d’Arc en 3D

Grande nouvelle : vous pouvez désormais retrouver et liker L’Histoire crue sur facebook, afin d’être informé des dernières publications et soutenir notre beau projet.

Merci à l’entreprise communic@tion 2000 d’avoir porté à bout de bras cette initiative, contre une facturation de seulement 3000 €. Je vous retranscris leur mail qui m’a convaincu d’accepter leur offre :

 

Chers XXXXXXXXXXX, merci de nous avoir contacté. Votre blog est vraiment remarquable, mais il faut en faire la promotion sur facebook car nous sommes au 21eme millénaire (déjà !) et c’est très important d’avoir une présence digitale. Grâce à votre page facebook, vos lecteurs pourront lire vos articles en 3 dimensions, le tout sans lunettes spéciales. Imaginez Jeanne-d’Arc en 3D, ou encore des dinosaures en 3D, ou encore Charles de Gaulle en 3D, ou encore Gandhi en 3D, ou encore Patrick Dempsey en 3D (Jacques Chirac ne peut être représenté en 3D pour des raisons techniques). Nous vous promettons aussi de doubler le nombre de likes sur une période ténue et agréable. Veuillez agréer, dans l’attente, cordialement, XXXXXXXXXX.

A peine le virement effectué, j’ai reçu cette image par mail. Bluffant.